Τρίτη 17 Αυγούστου 2021

Живојиновић Драгић, Интерполисана хрисовуља краља Милутина за карејску келију светог Саве Јерусалимског 1317/1318, индикт 4. (!) / Živojinović Dragić, Interpolation of Emperor Milutin's chrysobull to the cell of Saint Sava of Jerusalem at Karyes. 1317/1318, indiction 4 (!)











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Sommaire
Le roi Milutin délivre en 1317/1318 un chrysobulle à la cellule serbe de Karyès par lequel il règle la question de l’achat d’adélphats pour ses habitants. La délivrance de ce document fait suite à la venue en 1316, et plus précisément au cours de la première moitié de cette année, des moines les plus éminents de Chilandar à la cour, où, grâce à l’intercession de l’archevêque Sava III, ils ont solli-cité l’aide du souverain pour leur hésychastirie, c’est-à-dire ermitage de Karyès. Outre l’aide matérielle alors accordée à cet établissement, Uroš II en est aussi devenu le second (nouveau) ktètore, ce qui, comme en atteste la formulation à plusieurs en-droits dans cette charte, était un point très important de son programme de souve-rain, compte tenu qu’il s’affichait ainsi comme le successeur direct de saint Sava de Serbie. Ce chrysobulle fait état du consentement de la confrérie de Chilandar (en dressant la liste de ses moines les plus en vue) s’agissant de la vente au roi de plu-sieurs mertici (adelphats), aux fins de subvenir aux besoins des moines de cette cel-lule, et c’est précisément le nombre de ces adelphats qui fait l’objet d’une premi-ère interpolation. En l’occurrence, bien que le roi ait eu l’intention d’acheter trois adelphats, qu’il a réellement achetés, il est écrit que seuls deux adelphats ont été vendus, alors que le troisième devait être acheté [par le roi] à quelque monastère grec. Plus tard, ce troisième adelphat a été acheté au monastère de Chilandar par le roi Dušan, comme l’atteste un acte du 16 juin 1332, mettant ainsi un terme à cette affaire prétendue non close de son grand-père. La seconde raison ayant conduit à un remaniement du texte résulte des aspirations centralisatrices de certains moines de Chilandar visant, contrairement au texte de la constitution établie pour Karyès par saint Sava, à rattacher complètement cette cellule à son monastère mère. Ce do-cument a été remanié au moins à deux reprises : tout d’abord en 1332, puis au début de l’époque impériale – à en juger par certaines caractéristiques orthographi-ques. Dans la datation l’indiction ne correspond pas à l’année, et le sceau n’est pas celui de Milutin, mais appartient au type connu des insignes impériaux de Dušan.